Une société matriarcale idéale


* Sur la Terre, règne la loi du plus fort. Pour tenter d'équilibrer le droit à la survie, des règles doivent différencier hommes et femmes. Les femmes doivent être prioritaires dans l'héritage des terres, sinon la peur de la misère restera enfouie en elles. Cette peur est démultipliée pendant les grossesses et se communique aux enfants à naître. Conséquence : les enfants, garçons et filles, traversent la vie sans estime de soi, avec, dans leur subconscient, l'esprit de soumission, la paralysie, la rancoeur, ...

* Les femmes doivent être présentes partout où la préservation de la vie est en jeu, c'est-à-dire dans toutes les instances de décisions, à tous les niveaux.

* Pour le respect de l'intégrité de la personne, une femme doit avoir son lit et sa chambre personnels. Les partager doit être à chaque fois le fait de son libre choix, l'expression de son souhait. Elle est en permanence en état de vulnérabilité si elle est matériellement dépendante de l'homme qui partage son lit. Qui plus est, pour une raison biologique naturelle, les maladies sexuellement transmissibles atteignent davantage les femmes. Le plaisir n'est au rendez-vous que si le rapport est librement consenti mais avant tout voulu. En tout cas, le risque de grossesse lui est spécifique et ce n'est pas le moindre. On peut vraiment dire que la vie des femmes est généralement soumise à une forme de barbarie. Elles sont bien des êtres de second rang et elles s'y sont habituées, de telle sorte que si elles n'ont pas appris à penser leurs émotions et à les exprimer à voix haute, elles croient que c'est là leur condition naturelle. La grande majorité des hommes ne peuvent se représenter les terreurs que vivent les femmes dans leur for intérieur, ils préfèrent se persuader que, puisqu'on dit que les femmes d'aujourd'hui sont émancipées, elles ont dans leur vie sexuelle les mêmes plaisirs, les mêmes problématiques qu'eux-mêmes. Rien n'est moins vrai, évidemment.

* Un homme ne devrait jamais proposer un rapport sexuel à une femme. Cette femme n'a peut-être pas la possibilité de refuser ; c'est le cas si elle craint de perdre un ami ou de se voir exclue par le fait que cet homme ira chercher des femmes plus faciles. Elle doit répondre sans délai à l'invitation. Elle est ni plus ni moins un produit dans la vitrine d'un restaurant, sauf que le risque est mille fois plus grand. Pour le moins le marché est malhonnête. Qui court des risques ? Elle ou les deux ? C'est dans ce sens que l'éducation des femmes aux sujets de sexualité masculine / féminine doit être rendue obligatoire.

* A vingt ans, on ne sait pas qui on épouse, il est donc irresponsable de lier à vie tous ses intérêts à un inconnu, et pour les adultes d'encourager ce qui n'est qu'une coutume. En plus, on ne fait pas des enfants avec un homme qu'on n'aime plus. Quand l'amour n'est même pas là le jour de la conception, comment peut-on améliorer l'humanité ? L'institution du mariage est donc une aberration. Les intérêts des femmes en tant que telles doivent être pensés en dehors de ceux des hommes.

* L'éducation des femmes doit être soignée et se continuer toute la vie. Les hommes fréquentent les stades et les bars ; pour eux les lieux où se rencontrer ne manquent pas, tandis que les femmes doivent souvent rester dans la solitude, elles ne peuvent profiter des expériences de leurs consœurs, elles pensent que leur problème leur est spécifique, elles sont loin d'imaginer que toutes les femmes souffrent les mêmes tourments. Un lieu réservé doit être prévu pour les femmes dans chaque communauté de vie. Là, elles pourront apprendre des autres femmes, elles pourront aussi y allaiter leurs enfants. En effet, une femme qui a choisi l'allaitement pour son enfant est condamnée à rester confinée chez elle pendant des mois, par crainte des regards et des commentaires inappropriés.

* L'éducation au métier de parent est un droit, d'abord pour les femmes. Les premières années d'éducation de l'enfant sont primordiales, c'est-à-dire que la mère est le plus proche de lui. Avec une mère bien éduquée, même un être peu moral enregistrera dans son inconscient un modèle qui lui évitera les plus mauvais désagréments à l'âge adulte.

* Si une femme désire un enfant, elle doit savoir que n'importe quelles circonstances ne conviennent pas. Elle doit en parler à son partenaire, se mettre en condition, rêver l'enfant avant la conception, et ceci des mois à l'avance. L'esprit sage qui cherche une famille où s'incarner ne s'attardera pas auprès d'âmes qui s'accouplent à la va-vite ou à la manière des animaux. Une femme instruite des choses de la vraie vie sait qu'elle peut dans une certaine mesure influer pour accueillir chez elle un esprit raffiné. La venue d'un être supérieur sera une bénédiction pour la vie entière.